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Comment êtes-vous devenu responsable de club ? et quels ont été vos motivations pour le devenir ? Mark Stas : J’ai connu Sifu Heinrich avant qu’il ne crée sa fédération. Quand il a décidé de créer le « Missing-Link Martial Arts Federation » ou « ML-MAF » en 2005 je l’ai suivi. J’étais le premier belge. On avait la même philosophie sur la pratique et les arts martiaux en général : j’ai été attiré principalement par sa maîtrise et son efficacité. Quand j’ai vu vers quelle voie il voulait aller, j’ai su que c’était exactement ce que je cherchais : le meilleur système de combat n’est rien sans un bon système d’apprentissage, un bon professeur, la volonté et la persévérance.
Avez-vous un rôle autre que celui de responsable dans votre club ? Mark Stas : je suis responsable de la fédération belge.
Depuis combien de temps votre club existe-t-il ? Mark Stas : septembre 2005. Mais vu la création très récente de la fédération, la structure et les programmes n’ont été établis qu’en février 2006.
Parlez nous de vos disciplines enseignées et des méthodes d'enseignement des instructeurs ? Mark Stas : Le Yong Tjun est un système très complet dont le nom est un pseudonyme qui comprend différents concepts. Avec ou sans armes, il existe différents points de départ pour convertir ces concepts qui se composent d’arts martiaux classiques, self défense moderne et d’un aspect « santé ».
On comprend par ML-Yong Tsun dans le ML-MAF, une enseignement par lequel l’étudiant est guidé par un chaîne d’études vers son « Missing-Link », sa propre façon de pratiquer l’art martial.
Le chemin pour arriver à la compréhension de l'enseignement passe par les phases : apprendre - mémoriser - s'entraîner - comprendre – maîtriser On prête une attention spéciale à la méthodologie d'entraînement. On retrouve entre autre des formes, le développement de la sensibilité, un programme sparring,... . Il existe différents classes pour les élèves où l’accent dans la classe A ou la classe inférieur est mis sur des mouvements assez rigides, carrés. C’est une classe assez informative où le débutant est guidé vers une classe intermédiaire plus fluide, plus raffinée. Notre motto est : du gros vers le fin, commencer par des mouvements grands pour aller vers des mouvements plus précis.
Depuis sa création, votre club est-il en constante évolution ? Mark Stas : oui : en matière de structure du système : plus complet et mieux défini. Malheureusement les personnes qui ont commencé l’année passé, n’ont pas pu voir le système comme il devait l’être... C’était encore trop tôt pour le développer, les programmes étaient alors incomplets.
Pensez-vous que votre club soit suffisamment connu dans votre région ? Mark Stas : pas du tout.
Parmi vos licenciés, avez-vous quelques athlètes de renommée régionale, nationale ou internationale ? Mark Stas : j’ai quelques instructeurs d’ autres disciplines parmis mes élèves. Récemment le triple champion belge du Free Fight s'est inscrit après une introduction pratique.
Si vous deviez énumérer les points forts de votre club, quels seraient-ils ? Mark Stas : la qualité, l’ambiance et l’entraînement pur.
Gérez-vous seul(e) votre club ou êtes-vous épaulé(e) dans votre tâche ? Mark Stas : je le gère seul.
Organisez vous des évènements sportifs ? Suivez vous vos licenciés lors des compétitions, des stages ou autre ? Mark Stas : Actuellement il a des stages pour les licenciés. J’ai pu faire une introduction pour une société en Belgique. Quelques élèves sont intéressés de participer à des compétitions ( p.ex les compétitions de Shou Bo... ). S’ il y a des organisateurs, ils peuvent me tenir au courant.
Dans un avenir proche, vous êtes-vous fixé un objectif précis à atteindre ? Si oui, pensez-vous y arriver seul ou souhaiteriez-vous de l’aide ? Mark Stas : Premièrement, améliorer le niveau des pratiquant(e)s et ensuite faire en sorte que le système soit bien mis au point, mais ça demandera encore au moins 1 an. Il ne faut pas oublier qu’on parle d’un travail de pionnier peu connu en Belgique et pas du tout en France.
La fédération, à laquelle vous dépendez, vous informe-t-elle suffisament ? Mark Stas : La qualité de l’information est impeccable bien que le QG se trouve en Allemagne où je me rends régulièrement.
La discipline que vous enseignez est-elle connue du grand public ? Si tel n’est pas le cas, pouvez-vous en quelques lignes la décrire en donnant peut-être quelques détails spécifiques à son enseignement dans votre club ? Mark Stas : Malheureusement pas : premièrement Sifu Heinrich, notre fondateur n’est pas très connu en dehors de ceux qui l’ont eu comme professeur : sans exception ceux-là ont pu remarquer son génie. Les autres ne le connaissent que par un démo où l’accent est mis sur la beauté du geste martial. Ce qu’ils ignorent c’est que Sifu Heinrich maîtrise comme aucun les 2 facettes : la beauté démonstrative et son côté pur martial ( très efficace et logique ) qu’il ne montre qu’aux élèves affiliés. Il a ce don de ne pas trouver l’intérêt de devoir montrer ce qu’il sait faire.
Le Yong Tjun est enseigné de façon à ce que la maîtrise technique fasse une avec la logique du système : jamais de force contre force, une relation entre les réflexes visuels,avec entre autres le développement de la stabilité dynamique, et les réflexes tactils. Les programmes techniques sont transférés dans des types d’exercices de sparring avec ou sans gants de boxe. On apprend que la technique, la tactique et la stratégie peuvent neutraliser la force brute ou l’agressivité. On peut remarquer au début une similitude avec les systèmes comme le ‘wing chun’ ou le ‘jeet kune do’, mais le Yong Tjun est unique en son genre. Avant de commencer un art martial il faut éviter de le comparer à un autre . Comme disait Bruce Lee: «il faut vider sa tasse avant de la remplir avec autre chose ». A un niveau supérieur, on pourra commencer à comparer, car on maîtrisera plus le sytème du Yong Tjun avec ses caractéristiques propres! Mais ce n’est pas parce que quelques techniques ont l’air similaires à celles d’ autres disciplines que le système est le même... .
Avez-vous des sponsors ? Si oui, qu’offrent-ils à votre club ? Si non, en recherchez-vous ? Mark Stas : non, mais ce serait intéressant d’en avoir !
Que pensez-vous de l’annuaire Noomba Sport ? Mark Stas : vraiment super. Ca représente beaucoup plus que juste mettre un lien vers un club. C’est vraiment « personnalisé » avec beaucoup de possibilité. Ce serait même intéressant d’en avoir à l’étranger comme en Belgique par exemple …
Pourquoi une personne s’intéresserai au ML-Yong Tjun ? Mark Stas : C ‘est une discipline complete avec un système très subtil : l’âge ou le physique n’ont pas d’importance. On y développe une coordination et des réflexes hors du commun. La fluidité, des principes comme céder quand la force devient trop grande, l’adaptation à l’adversaire donneront au pratiquant un moyen qui harmonisera sa personne dans cette vie où l’on recherche toujours un résultat rapide. On apprend à devenir conscient de ce que l’on fait avec la pratique. Le but du ML-Yong Tjun est l’apprentissage séparé des aspects de combat à mains nues, avec armes et la santé, pour ensuite de pouvoir les réunir et ne faire qu’un. Bien-sûr la philosophie, le développement mental font intégralement partie du système.
Est-ce-que le Yong Tjun pourra se développer en France ? Mark Stas : Bien-sûr ! Il suffit d’avoir des pratiquants qui seraient intéressés de l’étudier pour devenir instructeur. En tant qu’instructeur principal en Belgique je pourrai aider et guider les intéressés. Mais il faut savoir que c’est un entraînement dur, mais qui en vaut la peine. Jamais un maître n’est tombé du ciel.
Si jamais il y aura des personnes intéressées à suivre un stage pour faire connaissance avec le Yong Tjun, est ce qu’il existe une possibilité, même en France ? Mark Stas : Oui, en accord avec le fondateur, Sifu Heinrich. Si un club d’un autre art martial était intéressé de suivre un tel stage, alors qu’il me contacte avec plaisir.
Qu’est ce que vous direz encore aux personnes qui lisent cette interview ? Mark Stas : Chaque art martial demande un entraînement continu et long. Aimez ce que vous faites. La beauté d’un art martial n’est pas uniquement l’aboutissement mais c’est aussi le chemin qu’on parcourt pour arriver à un résultat. Réussir quelque chose de difficile, vous forgera le mental et la volonté. Empruntez ce chemin martial en sachant que, ce qui importe, ce n’est pas le nombre de fois qu’on pourra tomber mais la volonté de se relever et de continuer le chemin choisi.
posté le 01-08-2006 14h23 par Noomba |