Formes de cyclotourismeLe cyclotourisme peut se décliner, selon la distance couverte, la durée du voyage et le type de matériel embarqué. La randonnée consiste en un trajet d’une journée ou d’une demi journée (le cyclo-touriste pouvant alors aussi être appellé randonneur cycliste, la tendance étant ici plus sportive). Il ne nécessite pas de matériel particulier, à part de quoi réparer une crevaison, de quoi boire et manger. La longue randonnée permet de faire une boucle de plusieurs centaines de kilomètres avec un équipement de camping (cas du cyclo-campeur) et de réparation plus complet. Des vêtements spéciaux sont aussi à prévoir, pour faire face aux aléas météorologiques. On peut ainsi faire le tour d’un pays au plus près de ses frontières, ou rallier une ville distante en traversant un ou plusieurs pays. On peut aller jusqu’à faire le tour du monde à bicyclette, en prévoyant un matériel conséquent pour pouvoir notamment réparer (presque) tout type d’avarie en toutes circonstances. En France et en Europe continentale, un réseau de voies dites véloroutes ou voies vertes est en cours de mise en place pour faciliter les liaisons interurbaines à l’intention des cyclo-touristes. Ces voies sont spécialement aménagées pour la pratique du vélo à l’écart des grands flux de circulation motorisée, tout en empruntant des itinéraires touristiques et en donnant accès à des équipements dédiés au tourisme : zones de loisirs, campings, commerces... Les retombées économiques de cette pratique paraissent suffisantes aux collectivités locales pour qu’elles prennent en compte le développement de ce type d’équipements, même si parfois les critiques et les encouragements des associations d’usagers permettent d’accélérer les choses.