HistoirePaul Vivie, dit Vélocio, est sans doute un personnage incontournable du cyclotourisme. À la fois théoricien et organisateur, on le voit sur les velocipèdes des frères Gauthier à Saint Étienne dès 1881, avant d’être l’un des premiers utilisateurs des vélos dits de sécurité. En 1896 commencent à se former dans la région des rassemblement des premiers fervents (plutot des hommes, en général des notables, mais il arrivait qu’une femme puisse y participer). Ces pionniers fondèrent l’École Stéphanoise. Débutent alors les premiers excursions (Lyon-Nice en moins de 24 heures). Certains recherchent alors une forme d’hygiène de vie, relativement stricte pour l’époque, préconisant certains interdits alimentaires... Ceci est loin d’etre partagé par tous les disciples de l’École Stéphanoise, qui cependant suivent dans l’ensemble quelques principes, fruits de la longue expérience du fondateur. Ils sont connus depuis 1930 comme les sept commandements de Vélocio : 1. faire des haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression ; 2. prendre des repas légers et fréquents, manger avant d’avoir faim et boire avant d’avoir soif ; 3. ne jamais aller jusqu’à la fatigue anormale, qui se traduit par le manque d’appétit et de sommeil ; 4. se couvrir avant d’avoir froid, se découvrir avant d’avoir chaud, et ne pas craindre d’exposer l’épiderme au soleil, à l’air, à l’eau ; 5. rayer de l’alimentation, au moins en cours de route, le vin, la viande, et le tabac 6. ne jamais forcer, rester en dedans de ses moyens, surtout pendant les premières heures où l’on est tenté de dépenser trop parce qu’on se sent plein de force ; 7. ne jamais pédaler par amour-propre. Paul Vivie fut l’éditeur pendant 43 ans du journal le Cycliste, qu’il fonda en 1887. Végétarien, défenseur (entre autre) du moteur humain, de la polymultipliée (le nom du changement de vitesse à l’époque) il était en pleine forme physique lorsqu’il fut renversé par un tramway en sortant de chez lui. Sur sa table fut retrouvé le livre qu’il lisait (en texte original) : « Lettres à lucillius » de Sénèque, ouvert sur une page où l’on pouvait lire : « la mort me suis et la vie m’échappe... si je sors : tu peux ne pas rentrer... en tout lieu, l’intervalle est court qui sépare la vie de la mort. » C’est ainsi qu’à St-Étienne, le vélo fut le sport le plus populaire jusqu’à l’émergence de l’AS Saint-Étienne... bien que chaque année, une course portant son nom réunisse un bon millier de cyclistes, partant de la ville pour monter au col des grands bois. Équipement Le vélo est bien sûr au centre des préoccupations du cyclo-touriste. Il doit être confortable et robuste, pour soutenir le poids du matériel embarqué. La selle et la position du cycliste sont particulèrement à soigner, pour que les longues heures passées à pédaler ne deviennement pas un calvaire. De plus en plus de cyclo-touristes préfèrent s’équiper avec des vélos couchés, en raison des meilleures performances de ce dernier, notamment en pleine charge (son aérodynamisme est meilleur, et son centre de gravité bas le rend plus stable). Pour augmenter la charge utile que le cycliste pourra tracter, une remorque peut être utilisée. Il en existe plusieurs types, dont les remorques basses à une seule roue, plus légères et plus maniables. En raison de sa relative faible vitesse (20km/h en moyenne pour les cyclo-touristes entraînés), il est nécessaire de se signaler aux autres usagers des chemins empruntés : un fanion fluorescent le jour, complété par un éclairage permettent d’augmenter convenablement la visibilité de l’équipage. Pour le cyclo-campeur, le choix d’une tente légère et résistante est important, car il faut aussi embarquer un sac de couchage et de quoi cuisiner (réchaud portatif notamment et petit matériel : gamelles...).