Les armes utilisées en escrimeLe fleuret Le fleuret moderne descend de l’arme d’entraînement à l’épée courte. C’est une arme légère (500 g) et flexible dont la section de lame est rectangulaire. La touche se fait avec la pointe uniquement. Le fleuret est une arme d’étude, il est la première arme enseignée aux débutants, ses techniques formant une base fondamentale à la pratique des autres armes. Dans le passé, les femmes n’étaient autorisées qu’au fleuret et la légèreté de l’arme en rendait son maniement aisé pour les enfants. De nos jours, bien qu’il soit conseillé d’apprendre au moins les principes fondamentaux du fleuret, les escrimeurs commencent avec n’importe laquelle des trois armes. L’aire de touche au fleuret est limitée, c’est un héritage du temps où les équipements de sécurité étaient limités. Les coups au visage étant dangereux, la tête n’est pas une cible valide, puis l’aire fut réduite au tronc seul. Au fleuret, comme au sabre, il est strictement interdit de substituer une surface valable par une surface non valable. Le fleuret est une arme d’estoc seulement. L’action offensive de cette arme s’exerce donc par la pointe et par la pointe seule. Comme au sabre, on doit respecter des conventions lors d’un assaut. Il n’y a donc pas de « coup double ». En cas de touches simultanées, la touche est accordée au tireur qui avait la priorité. Cette priorité dépend de la « phrase d’arme » et des conventions du fleuret.
L’épéeL’épée moderne descend de l’arme de combat utilisée depuis le 16e siècle : la rapière. C’est une arme d’estoc seulement. L’action offensive de cette arme s’exerce donc par la pointe et par la pointe seule. C’est une arme plus lourde (750 g) et moins flexible que le fleuret, et sa lame est de section triangulaire. La surface valable comprend tout le corps du tireur, y compris ses vêtements et son équipement. Lorsque les deux tireurs sont touchés, et que l’appareil enregistre valablement ces deux touches, il y a « coup double », c’est-à-dire une touche pour chacun. L’épée est une arme tous publics, car les actions pendant les assauts sont relativement lentes par rapport aux autres armes et parce qu’il n’y a pas de conventions, ce qui permet au public de facilement suivre la phrase d’armes.
Le sabreLe sabre est une arme d’estoc, de taille et de contre-taille. C’est une arme conventionnelle comme le fleuret, et de même légèreté (500 g). Au sabre, il n’y a pas de « coup double ». En cas de touches simultanées, l’arbitre décide d’accorder la priorité à un des tireurs, ou à aucun des deux. Cette priorité dépend de la « phrase d’arme » et des conventions du sabre. La surface valable pour le sabre est tout ce qui se trouve au-dessus de la taille, car cette arme nous vient de la cavalerie, et qu’il était dans ce cas très difficile de toucher en dessous de la taille. Au sabre, comme au fleuret, il est strictement interdit de substituer une surface valable par une surface non valable. Le sabre est une arme dont les assauts sont très difficiles à suivre par des néophytes, la priorité donnée à l’attaque associée à la relative facilité pour toucher son adversaire rendent les combats très rapides.