Les techniques de l'escrimeContrairement à ce que disent certains, à l’escrime être un véritable char d’assaut ne fait pas de nous un champion. Comme tout autre sport l’escrime demande concentration, mais aussi de la technique. Sans entrer dans les détails cette rubrique va vous endonner un petit aperçu. La position de garde C’est la seule position qui permet d’être prêt pour attaquer ou pour se défendre. Comment ? L’escrimeur se tient le buste droit et de profil et les épaules effacées afin d’offrir le moins de surface valable possible à l’adversaire. Le bras qui tient l’arme doit être placé de manière à menacer l’adversaire tout en se défendant (au fleuret et à l’épée, la pointe vers l’adversaire). Au fleuret et à l’épée, le bras non armé est placé en arrière et relevé afin de mieux se tenir de profil. Au sabre, il est placé derrière le dos afin que l’adversaire ne puisse l’atteindre et par mesure de sécurité. Les jambes sont fléchies afin de faciliter les déplacements, les esquives et les fentes. Les déplacements. Les principaux déplacements, appelés fondamentaux, sont : la marche, la retraite et la fente. La marche est le moyen de s’approcher de l’adversaire pour l’attaquer. La retraite permet de s’éloigner de l’adversaire pour éviter de se faire toucher. La fente permet de toucher l’adversaire après avoir allongé son bras. Ces déplacements servent aussi à faire des feintes pour tromper l’adversaire. L’attaque. C’est une action offensive initiale qui s’effectue en allongeant le bras, la pointe menaçant la surface valable et suivie d’une progression vers l’avant (fente, flèche, ...) Cette action permet d’avoir la priorité (pour les armes conventionnées). L’attaque peut être simple (lorsque la pointe progresse d’un mouvement continu vers la cible) ou composée (précédée d’une ou plusieurs feintes). Se défendre. Il existe plusieurs moyens pour se défendre. La retraite permet d’éviter de se faire toucher en gardant l’adversaire à distance. L’esquive est un mouvement qui écarte une partie de son corps afin de ne pas être touché. Le dernier moyen de se défendre est la parade. Les parades sont des actions défensives qui permettent de se protéger des attaques. Elles écartent la lame adverse de la cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septime et l’octave. On distingue les parades principales selon la position de l’avant-bras. En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces positions, le pommeau de l’arme est au-dessus de la main. En pronation, ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main. Les parades circulaires (par exemple le ‘contre-de-sixte’) consistent en un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de départ (en sixte pour un contre-de-sixte, en quarte pour un contre-de-quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d’intercepter la lame adverse et de la bloquer dans la position d’arrivée, pour ensuite conduire la riposte. A chaque parade correspond ainsi une parade circulaire. Les plus usitées sont le contre-de-sixte (au fleuret et à l’épée), le contre-de-quarte (au fleuret), le contre-de-tierce et le contre-de-quinte (au sabre). La riposte et contre riposte. Une parade ou une esquive doit être suivie d’une riposte, action offensive destinée à toucher l’adversaire après la mise en échec de son attaque. Cette riposte peut également être parée. La contre riposte est alors l’action offensive qui suit la parade de la riposte, et ainsi de suite... Si la parade n’est pas suivie d’une riposte, le tireur qui a paré peut alors subir une remise d’attaque (dangereuse car il est difficile d’exécuter plusieurs parades successivement).