Définition du Vol à voile
Le vol à voile est une activité de loisir et de compétition au cours de laquelle leurs adeptes appelés vélivoles utilisent un aérodyne appelé planeur. Alors que certains vélivoles apprécient la liberté, le plaisir esthétique et la joie de maîtriser leurs machines, d'autres se concentrent sur leur performance en compétitions sur circuits pendant lesquelles le but est de compléter aussi vite que possible un parcours autour de points de virage.

Articles techniques traitant du Vol à voile
L’art du vol à voile
Faire du vol à voile consiste principalement à passer dans des masses d’air dont les vitesses d’ascension sont plus élevées que la vitesse de chute propre du planeur et gagner ici de l’énergie potentielle. Les masses d’air ascendantes les plus connues sont : • les courant aérien ou thermiques qui sont le résultat des différences de température de l’air ; • les ascendances dues à l’effet de pente lorsque le vent frappe les contreforts d’un relief le forçant à passer par-dessus, le gain d’altitude dépasse rarement 700 m au-dessus du sommet des reliefs ; • les ascendances du vol d’onde dépendant des reliefs et de la météo et qui permettent des gains d’altitude très importants autorisant ainsi les records d’altitude à plus de 13 000 m ; • dans de rares occasions, les pilotes de planeurs ont pu expérimenter le planer de gradient de vent, lorsque le planeur peut prendre de l’énergie cinétique en passant répétitivement entre différentes masses d’air dotées de vitesses horizontales différentes. Cependant, de telles zones de fort « gradient de vent » sont habituellement trop basses pour être utilisées en toute sécurité par une machine, et le planer de gradient de vent est surtout pratiqué par oiseaux en particulier un des plus remarquables planeurs qu’est l’albatros, que l’on peut observer lors de longues migrations, faire des chandelles, tourner et plonger vers les gradients de vent proche de la surface des océans. En vol de thermique, le pilote recherche des colonnes d’air montantes qui résultent de l’échauffement du sol par le soleil. Les bulles d’air les plus probables se trouvent dans les aires de contrastes thermiques telles que les champs moissonnés récemment, des parkings de supermarché, les routes et autoroutes. Si l’on est certain de ce principe physique, il n’en reste pas moins vrai qu’il est difficile d’associer un aspect du sol avec la certitude de la présence d’un thermique. Comme le vol de thermique nécessite une colonne d’air chaud, son exploitation n’est possible, dans les latitudes moyennes, que du printemps à la fin de l’été. Aux autres latitudes les masses d’air possèdent des caractéristiques de gradient de température (différence de température entre deux altitudes) qui neutralisent le phénomène de la convection. L’hiver, il y a trop peu d’ensoleillement pour déclencher les thermiques. Lorsque le vélivole trouve un thermique, généralement sous sa matérialisation (en fait un nuage appelé cumulus de forme cotonneuse et à base plate), il met sa machine en virage et tente de trouver la meilleure zone de montée. Celle-ci l’élèvera jusqu’à ce qu’il rencontre la base des nuages, dans lesquels il ne pourra entrer (voir IFR) ou bien au contact de la couche d’inversion dont la température est plus élevée et qui marque la fin de la couche de convection. En situation de vol de pente, en revanche, le pilote recherche les masses d’air ascendantes qui résultent d’un mouvement mécanique dû à l’action du vent sur le relief. Le vol de pente fonctionne sous tous les climats et par tous temps mais uniquement en certains lieux dès lors que le l’intensité du vent est suffisante (~15 km/h). Ces reliefs doivent être suffisamment etendus afin d’éviter d’être contourner par le vent. Les ascendances ainsi générées peuvent se prolonger jusqu’à 500 ou 700 m suivant la forme de la pente et la force du vent. Souvent les pratiquants utilisent les deux principes : le vol de thermique et le vol de pente. Les pentes sont de bons déclencheurs de thermiques. Le vol d’onde est une variante du vol de pente permettant au planeur de monter beaucoup plus haut. En effet, sous le vent du relief, et sous certaines conditions, se produisent un ou plusieurs ressauts, exactement comme l’eau qui fait des vaguelettes lorsqu’elle rencontre un obstacle à son écoulement. Ces ondes peuvent atteindre de grande altitude, largement supérieures à celle du relief générateur. Ces zones de ressauts sont parfois matérialisées par des nuages particuliers, les altocumulus lenticulaires, nuages de forme très régulière, parfois en pile d’assiettes, anormalement immobiles alors que le vent souffle avec intensité. Le records absolu d’altitude de 14 938m à été réalisé lors d’un vols d’onde . Le record absolu de distance de 3 008 km de Klaus Ohlmann a aussi été réalisé en vol d’onde en Amérique du sud.


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